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Bloqué dans l'archipel de Busuanga, je raconte mon voyage inédit pour rejoindre l'île de Cebu.

Mis à jour : il y a 6 jours


Aux Philippines, le confinement, avec son cortège de mesures sanitaires pour endiguer la propagation du coronavirus, n’en finit pas. Plus de cinq mois que ça dure, depuis le 17 mars, ce qui en fait le plus long du monde. Ce lundi 7 septembre marque la fin de mon séjour à Busuanga, après l'annonce officielle du prochain verrouillage du port de Coron - Palawan, j'organise mon départ. Voilà ce que j'ai vu !




22h Coron-Tagumpay-Pier.

Une journée pleine de rebondissement, d'énergie, de coups de pouces, de zen attitudes et qui se termine par l'arrivée en tricycle au port.


Task Force Covid Shield Pass, Barangay Clearance, Medical Certificate, les tickets bateau et d'avion. Pour un voyage Busuanga-Coron-Manille-Mactan-Cebu. Le tout en une journée top chrono? Oui, c'est possible !

23h30 le 7 septembre, 30 minutes pour embarquer avant la fermeture du port de Coron. Des hommes qui arbore la mention "K"-9 dans le dos devant la passerelle, avec un chien, spécialement entraîné pour renifler les bagages et détecter la présence de drogue ? Explosifs ?. .. Je me rappelle que j’ai sachet de fromage dans mon petit sac, déposé parmi les autres. J’e suppose que le chien va s’arrêter pile devant, par l’odeur pas habituelle, mozzarella alléchée …


Le ferry de la compagnie 2GO a appareillé lundi à Tangumpay à destination de Manille, assurant la dernière liaison maritime pour le transport de passagers avant le "lockdown" de Coron.

Comme Il ne se passe décidément pas une (demi-)journée sans un changement des règles concernant les fameux travel passes, de modifications de protocoles des Barangay, Je pousse à ne pas trop se fier aux expériences vécues par d'autres voyageurs, mais a vraiment s'organiser son périple par soi-même.


Depuis plusieurs mois, depuis que le mot "quarantaine" est de retour, resurgissent des chapitres de livres voyageurs, vagabonds qui presque tous racontent les ports, les comptoirs et échelles du Levant, l’Orient. Et l’on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps – jusqu’au début du XXe siècle –, voyager n’allait pas sans "quarantaines".

Bienvenue à bord, notre bateau, le ST. LEO THE GREAT a quitté le quai, le roulis est imperceptible durant les 14 h du voyage. Tous les passagers portent des masques. Une obligation dans les transports publics. Mais sitôt sur le pont le masque commence à tomber.


Bien-sûr, j'ai désembarqué au port de Manille via les quartiers des squatters, mais je ne crois pas qu'une photo soit directement utiles pour aider ces mal-abrités. Car j'étais impuissant de leur proposer un emploi, un logement, comme c’est bien une situation stable dont ils ont vitalement besoin.

Newport Boulevard 5h30 septembre 9

Le vélo, biplace, triplace, la solution transport pour tout le Grand Manille à l'heure du covid-19 ? Une manière à la fois de favoriser la distanciation sociale dans les transports en commun, mais surtout de gérer l'interdiction quasi-totale de circuler pour les Jeepneys traditionnaux.


Je viens de passer au Starbucks à Pasay, après cinq mois sur une île. Retour à la réalité pour moi, jusqu'à présent semi-préservé de l'épidémie dans mon archipel. Je suis plutôt surpris de retrouver un Manille souriant, masqué et visièré.


L'heure du petit-déjeuner vient de sonner. Soulagement…. Mais, en ces temps de Covid, il y a toujours un "mais". Pas question de grands buffets au café Belmont de l'hôtel à Pasay. Ce sont les membres du personnel, masqués et gantés, qui vous servent sous forme de plateau en room service et déposé devant la porte de la chambre. Dans les couloirs vides de L'hôtel Belmont, je n'ai croisé quasiment personne durant mes deux jours de séjour.


Les couloirs et terminaux sont déserts. Les rideaux métalliques des boutiques sont baissés. Les voix des hôtesses se sont tues. Ce 9 septembre, les écrans de l'aéroport du terminal NAIA 3 Manila Airport n'affichent que cinq vols.


Pas encore entraîné, Il me faudra tenir 1h15 de vol à respirer et transpirer sous l'étoffe et la visière obligatoire. Les passagers de ce vol en Airbus A 321 Neo flambant neuf se scrutent les uns les autres. La proximité avec tant d'inconnus n'est plus habituelle. Si le service à board et les magazines ont disparu, de nouveaux rituels ont pris leur place.


Coron en attendant les touristes. L'inquiétude est ailleurs. dans l'archipel de Busuanga à Palawan, le vrai fléau, c'est l'absence de touristes. Assis sur son tabouret, avec vue sur la baie de Coron, Arthur désespère: "Encore un mois ou deux comme cela, et c'en est fini de nous. Je serai obligée de fermer. Je n'ai plus d'économies, et les aides de l'État n'ont pas été suffisantes. Toute ma famille travaille et dépend de ce commerce. On ne veut pas gagner d'argent tu sais, on veut juste survivre."

Atterrissage sur la piste ensoleillée du Mactan-Cebu Airport. Les Pinoys, qui normalement se précipitent sur le compartiment à bagages, sont priés de rester assis, et de sortir calmement par rangée.

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